peinture de l'auteur :

L'AVENTURE DU MONDE (de 1992 à 2000)

Auteur : Dominique Marc DESCHAMPS
Editeur : Editions Nicolas Philippe - http://www.manuscrit.com
Genre : Document -Reportage - Investigation

Parution : 2002

"On ne découvre pas le Monde dans un vase clos." LORD CHESTERFIELD.

Extrait:
"Ma conscience s'emplissait d'une vérité enfouie sous les images d'une réalité présente, j'avais une aventure à vivre, ailleurs. Elle commencerait là-bas, en Afrique de l'Est.
Amusé par les commentaires et les inquiétudes des gens qui jugent sans savoir, j'écoutais alors les recommandations de ceux qui n'avaient jamais quitté l'Europe ou la France. J'étais persuadé qu'un paradis s'ouvrirait à moi parce que je le pressentais ainsi...

La date approchait, et une semaine avant l'envol vers la terre sur laquelle est née Lucie, notre ancêtre commune, je ressentais l'attraction de cet univers fantasmé d'une aventure africaine. Mes nuits étaient le théâtre de scènes exotiques, hautes en couleurs, nappées de senteurs fruitées, plongées dans des concerts de percussions. Le moment attendu se révéla exaltant. A l'approche de l'avion les images prenaient forme par la présence de quelques africains sur notre vol. Je pris conscience que cette aventure aurait lieu sur un territoire dont ils détenaient les secrets et connaissaient les histoires contées par les anciens. Tout en découvrant des paysages, des saveurs, des bruits et des atmosphères, je devrais m'approcher de ce peuple visité par tant d'hommes qui n'ont pas eu d'intentions aussi pacifiques que les miennes.
Les premiers temps devraient être consacrés à l'acclimatation, car au-delà de toutes les idées reçues sur l'Afrique, la température et l'humidité vous posent immédiatement dans les conditions du réel...

Rome, le Caire, Sanah m'avaient offerte leurs splendeurs aériennes, ce fut le moment de découvrir le pays et la ville de Djibouti. La mer Rouge, les déserts et les îles préfiguraient les escapades possibles depuis la ville principale. Les décors se plantaient rapidement lors du tour d'horizon. L'hôtel de luxe avec piscine contrastait fortement avec des enchevêtrements de tôles et de planches qui constituent les quartiers populaires, les bidon-villes...

L'aventure avait bien commencé. Les premières minutes du séjour affichaient la teneur des scènes de la vie quotidienne. Le sable est omniprésent, le ciel est dégagé et inonde nos yeux d'une lumière intense. Les femmes qui marchent le long de cette route portent des fagots immenses, d'autres des épis de bouteilles d'eau vides. Les pieds nus des enfants, leurs vêtements sales et en lambeaux sont une gifle au plus pur..."
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