Un roman férocement
drôle, une satire impitoyable qui n'épargne rien ni personne: les associations
humanitaires, la pub, la télé, l'édition, les stars, le show-biz, la
mode et... les grands sentiments.
LA DEDICACE DE LA
TRADUCTRICE: Rosie Richardson est une femme de la même trempe que Bridget
Jones. Pour échapper à un chagrin d'amour et aux illusions délétères
du milieu médiatique londonien, elle se retrouve sans vraiment savoir
pourquoi engagée dans une mission humanitaire dans un camp de réfugiés
en Afrique. J'ai cru à la première lecture de ce roman que le pari d'Helen
Fielding était insensé. Le risque de sombrer dans les clichés à partir
de thèmes tellement rebattus n'était-il pas inévitable? N'avait-on pas
déjà tout dit des états d'âmes de la jeune femme moderne aux prises
avec le machisme, la caricature du féminisme, les difficultés d'être
ou de ne pas être une femme libérée?
Bridget Jones nous avait déjà longuement parlé de tout ça, mais il faut
savoir que "Cause Céleb" est le premier roman d'Helen Fieldfeng,
publié en Angleterre avant le "Journal de Bridget Jones".
Et puis la situation en apparence rocambolesque proposée par Fielding
dans ce roman ne passerait-elle pas pour une parodie cynique? Rosie
Richardson s'embarque dans cette aventure pour les pires raisons qui
soient, est-il possible de se laisser prendre au jeu? En fait, ce qui
m'a le plus convaincue, c'est justement cette harmonie imprévisible
entre le fond et la forme. Grâce à un humour féroce, Fielding concilie
à merveille des thèmes aussi grandiloquents que le conformisme, les
pressions sociales dues à l'éducation, l'opinion publique, le pouvoir
des médias, la condition de la femme moderne. Rosie Richardson, se débattant
dans les embûches de notre société, dénonçant avec une sincérité émouvante
des valeurs évidentes sans jamais pontifier ni se prendre au sérieux
et prenant sa vie à plein bras est d'une fraîcheur enthousiasmante.
On a l'impression de la connaître ou de l'avoir déjà rencontrée. De
plus la simplicité et la grande qualité d'expression donnent à ce roman
une authenticité qui m'a procuré, en le traduisant, un plaisir intense
que les lecteurs devraient éprouver. (Claudine Richetin) .
.